Back to the past : c’était il y a 10 ans déjà, voyage en Iran à la recherche de Pseudocerastes urarachnoides

It was 10 years ago, herping trip in Iran, looking for Pseudocerastes urarachnoides… 

Retour sur un voyage qui remonte à 10 ans déjà… le voyage d’une vie ! A la découverte de Pseudocerastes urarachnoides, la “Vipère à queue d’araignée”, une vipère quasi inaccessible, endémique de la frontière irano-irakienne. Décrite en 20026, des photos rarissimes, qui se comptent sur les doigts d’une main. Voici le résumé complet du voyage.

Looking back on a trip that took place 10 years ago… the trip of a lifetime! Discovering Pseudocerastes urarachnoides, the “spider-tailed viper,” an extremely elusive viper endemic to the Iran-Iraq border. Described in 2026, extremely rare photos – you can count them on one hand. Here is the summary trip.

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Zambie : voyage au bout du monde

… Pour de nouvelles découvertes !

Qui dit nouvelle année, dit nouvelle virée en Afrique évidemment. Nous commençons à avoir fait le tour des Atheris… Mais deux trois espèces nous résistent encore. Une toute particulière, particulièrement méconnue, existe en RDC et a également été observée en Zambie. Voilà une nouvelle aventure qui commence !
C’est donc accompagné de mes habituels acolytes, Yannick et Robin, ainsi que une fois n’est pas coutume, de Mme Berroneau, que nous sommes partis pour deux semaines en Zambie.
Et pas n’importe où en Zambie, tout au nord, à la frontière avec la RDC, où existe une forêt dense et humide, propice à la présence d’une espèce bien particulière, Atheris katangensis, la Vipère du Katanga, rien que ça !
Une espèce décrite il y a longtemps déjà (1953), mais dont nous ne savons pas grand chose… Les photos de l’espèce sont ultra rares, et se comptent sur les doigts d’une main. C’est parti !

A new year means a new trip to Africa, of course. We’ve pretty much covered all the Atheris species… But some species still elude us. One very special, particularly little-known species exists in the DRC and has also been observed in Zambia. A new adventure begins!
Accompanied by my usual companions, Yannick and Robin, and, for once, Ms. Berroneau, we set off for two weeks in Zambia.
And not just anywhere in Zambia, but in the far north, on the border with the DRC, where there is a dense, humid forest, ideal for the presence of a very special species, Atheris katangensis, the Katanga viper, no less!
A species described long ago (1953), but about which we know very little… Photos of the species are extremely rare, and can be counted on one hand. Let’s go!

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Malawi & Mozambique : inaccessibles serpents – inaccessible snakes

Atheris mabuensis

Depuis plusieurs années déjà, je parcours régulièrement l’Afrique à la recherche des vipères les plus rares, les plus folles, ou les plus difficiles d’accès. Chaque année avec succès puisque nous avions toujours réalisé nos objectifs. Mais nous avons mis la barre encore plus haut cette année, en visant deux espèces particulièrement peu observées, à savoir Atheris mabuensis et Proatheris superciliaris.

Présentation : Atheris mabuensis est une Atheris qui a la première particularité d’être terrestre. Sans compter la très particulière Atheris barbouri, elles sont quand même très rares dans ce cas. Surtout Atheris mabuensis n’est connue quasi exclusivement que du Mont Mabu, une montagne totalement isolée située dans le nord du Mozambique. C’est donc une des espèces d’Atheris présentant la plus petite aire de répartition. Elle n’a été décrite qu’en… 2009 !

Proatheris superciliaris est la seule espèce du genre Proatheris. C’est une vipère dite de « marais de basse altitude ». L’habitat typique de l’espèce est en effet les basses plaines inondables qui bordent le lac Malawi. Sa répartition est donc plutôt large puisqu’elle atteindrait la Tanzanie au nord et le Mozambique au sud, mais le nombre d’observations de l’espèce se comptent sur les doigts d’une main… Soit l’espèce est particulièrement rare, soit elle est particulièrement discrète et/ou difficile à observer !

For several years now, I’ve been regularly visiting Africa in search of the rarest, craziest and hardest-to-reach vipers. Every year with success, since we’ve always achieved our objectives. This year, however, we set our sights even higher, targeting two particularly little-observed species: Atheris mabuensis, the Mt Mabu Bush Viper, and Proatheris superciliaris, the Lowland Swamp Viper.

Presentation: Atheris mabuensis is an Atheris with the primary characteristic of being terrestrial. Not counting the very special Atheris barbouri, they are still very rare in this case. Above all, Atheris mabuensis is known almost exclusively from Mount Mabu, a totally isolated mountain in northern Mozambique. It is therefore one of the Atheris species with the smallest range. It was only described in… 2009!

Proatheris superciliaris is the only species in the genus Proatheris. It is a so-called “lowland swamp viper”. The species’ typical habitat is the low-lying floodplains bordering Lake Malawi. Its distribution is therefore rather wide, reaching as far as Tanzania in the north and Mozambique in the south, but the number of sightings of the species can be counted on the fingers of one hand… Either the species is particularly rare, or it is particularly discreet and/or difficult to observe!

 

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L’expédition “Les écailles de la forêt” : quelle aventure !

Novembre 2023. Un mois en immersion totale au cœur de l’Amazonie pour une aventure exceptionnelle. Retour sur cette expédition inoubliable.

Un an de préparation, c’est ce qu’il a fallu pour constituer notre équipe de choc. Une équipe composée de scientifiques français, d’une équipe logistique, associée aux membres de la communauté Kichwa du village de Mandari Panga et de professeurs et étudiants  de l’Université d’Ikiam (Equateur).

Eunectes akayima

Eunectes akayima

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Atheris barbouri et Atheris matildae : Crypto vipers

Un an après mon premier passage en Tanzanie, me voilà déjà de retour. Mon but : trouver et photographier les deux vipères endémiques du pays, et parmi les plus rares d’Afrique et du Monde.

A year after my first visit to Tanzania, I’m back again. My aim: to find and photograph the country’s two endemic vipers, among the rarest in Africa and the world.

Atheris barbouri

Atheris barbouri

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Georgie : vipers paradise – Géorgie, le paradis des vipères

Voilà plus de 15 ans que je me devais de visiter la Géorgie. Beaucoup d’amis avaient visité le pays et me l’avaient fortement conseillé, et c’est finalement cette année que l’opportunité s’est offerte à moi.

It’s been more than 15 years since I was due to visit Georgia. Many friends had visited the country and strongly advised me to do so, and it was finally this year that the opportunity arose.

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Tanzanie, endémisme et serpents mythiques – Tanzania, mythical snakes

Dendroaspis angusticeps

Après une année 2022 sans voyage, il devenait urgent pour moi de retourner en zone tropicale… Et si possible en Afrique ! Après l’Ouganda, le Kenya, la Côte d’Ivoire, c’est en toute logique la Tanzanie et ses Atheris endémiques qui me tendaient les bras. En fait, nous avions déjà failli partir en 2022, mais la crise COVID avait eu raison du voyage. Cette fois, c’est la bonne !

C’est accompagné de mes classiques acolytes, Yannick, Robin, Fabrice, ainsi que de Jules, Agathe, et Gaëlle (qui s’est rattachée à la dernière minute), que nous partons pour une virée dans le sud-ouest du pays. Clairement pas le secteur le plus touristique, mais peu importe… au contraire même !

Pour schématiser, depuis l’épicentre économique du pays (Dar Es Salaam) en direction du sud-ouest du lac Malawi, s’étend une série de chaînes de montagne, habitées par une multitude d’espèces endémiques, dont évidemment, reptiles et amphibiens. C’est ici que nous irons !

Depuis nos points de départs respectifs, nous arrivons tous plus ou moins à la même heure, en début/milieu de nuit, à l’aéroport de Dar Es Salaam. Nous y attend Emanuel, qui sera notre guide pour deux semaines, déjà très souriant et enthousiaste. Nous filons directement à l’hôtel pour une première courte session de sommeil, avant le départ le lendemain matin, pour le premier secteur, les montagnes d’Uluguru. Une forêt ancienne et préservée, abritant un premier gecko endémique, Lygodactylus williamsi. Mais avant de décoller, petit déjeuner copieux, et pause photos avec les premiers reptiles du voyage, des Lygodactylus justement, pas vilains non plus : Lygodactylus picturatus. Ils sont très nombreux dans le jardin, accompagnés de quelques Hemidactylus et d’un Trachypelis striatus.

After a year 2022 without travel, it became urgent for me to return to the tropics… And if possible in Africa! After Uganda, Kenya, Ivory Coast, it is logically Tanzania and its endemic Atheris that I was looking forward to. In fact, we had already almost gone there in 2022, but the COVID crisis caused cancelation of the trip. But this one is the good one!

This trip was realised with my classic acolytes, Yannick, Robin, Fabrice, as well as Jules, Agathe, and Gaëlle (who joined us at the last minute). Our main goal is the south-west of the country. Clearly not the most touristic area, but it doesn’t matter… on the contrary!

To put it simply, from the economic epicenter of the country (Dar Es Salaam) towards the southwest of Lake Malawi, there is a series of mountain ranges, inhabited by a multitude of endemic species, including of course, reptiles and amphibians. This is where we will go!

From our respective departure points, we all arrive more or less at the same time, in the beginning/middle of the night, at the Dar Es Salaam airport. Emanuel, who will be our guide for two weeks, was waiting us, already very smiling and enthusiastic. We go directly to the hotel for a first short sleep session, before the departure the next morning, for the first sector, the Uluguru moutains. An old and preserved forest, home to the first endemic gecko, Lygodactylus williamsi. But before taking off, we had a copious breakfast, and a photo break with the first reptiles of the trip, Lygodactylus picturatus, not bad either. They are very numerous in the garden, accompanied by some Hemidactylus and a Trachypelis striatus.

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Côte d’Ivoire, un trip record

Eté 2021… coup de fil de Robin. « – La Côte d’Ivoire, tu en penses quoi ? – Vendu ! » Voilà comment s’est organisé ce voyage… Le fil directeur est relativement simple : nous partons sur les terres d’Atheris hirsuta, probablement l’un des serpents les plus rares d’Afrique. En effet, seulement deux individus de cette espèce ont été observés. Le premier, en 2000 (il y a 21 ans déjà !), à l’entrée de la forêt de Taï. Le deuxième, plus récemment (2012), dans une forêt du Libéria, pays frontalier de la Côte d’Ivoire. Et c’est tout. Aucune autre photo, aucune autre observation documentée… Pourtant il y a des naturalistes qui trainent dans le secteur… Bizarre. Projet un peu fou donc, mais nous tentons notre chance à notre tour, en partant pour une douzaine de jours en terra typica d’Atheris hirsuta : la forêt de Taï, l’une des forêts primaires les mieux préservées d’Afrique de l’Ouest. On ne va pas se mentir, si nous trouvons hirsuta, ce sera incroyable… Mais c’est surtout un bon prétexte pour partir à la découverte des nombreuses espèces de la région ! Comme au Kenya, me voici donc en route pour une nouvelle aventure avec mes deux amis suisses Robin et Yannick.

Summer 2021… phone call from Robin. “- Ivory Coast, what do you think about it? – Ok!” Here is how this trip was decided… The main goal is quite simple: we are going to the lands of Atheris hirsuta, probably one of the rarest snakes in Africa: only two individuals of this species have been observed. The first one, in 2000 (21 years ago!), at the entrance of the Taï forest. The second one, more recently (2012), in a forest of Liberia, country bordering the Ivory Coast. And that’s all. No other photo, no other documented observation… Yet there are naturalists who hang out in the area… Strange. A little crazy project, but we want to try, staying for a dozen days in terra typica of Atheris hirsuta: the Taï forest, one of the best preserved primary forests of West Africa. We are not going to lie to ourselves, if we find hirsuta, it will be incredible… But it is a good pretext to go and discover the numerous species of the region! As in Kenya, here I am on my way for a new adventure with my two Swiss friends Robin and Yannick.

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